Pourquoi la Notation Kaddouch ?

L’artiste improvisateur est chrono-dépendant. Il lui faut beaucoup de temps pour actualiser ses connaissances car leur format de stockage et la dynamique de récupération sont inadaptés à la situation et cela relève un problème d’apprentissage, une grande question pédagogique. Sa mémoire de travail est vite saturée par la charge qui lui est imposée.

Pour combler ce déficit attentionnel, l’improvisateur va stocker des phrases stéréotypées afin de répondre aux situation courantes, et développer des combinatoires mêlant gammes, modes et accords préalablement stockés. L’improvisateur ainsi aliéné devient un ouvrier-recompositeur qui ne vit qu’à travers de multiples autres (les phrases qu’il a automatisées).

La notation Kaddouch est un moyen de régler le problème du délai temporel, des limites imposées par le temps, en encourageant les voies cognitives supérieures, celles du calcul mental, et en donnant une image spatiale de la structure harmonique, ouvrant ainsi un champ d’expression défiant en partie, les lois du temps.

Par cette notation, la signature physiologique dégagera les particularités morphologiques, dynamiques et structurelles du thème soumis à l’épreuve de l’improvisateur, sa problématique. Comment Beethoven, sourd, aurait-il pu construire un nouveau langage musical sans avoir imaginé une solution de transaction des formes sonores, n’a t-il pas été le premier inventer d’une représentation géométrique mentale, support d’une dynamique de composition par médiation spatiale? 

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